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Labellisation « territoire d’industrie » : Saint-Nazaire conforte son leadership industriel

Le Premier ministre annonçait, en septembre dernier dans le cadre du plan de relance de l’industrie, la prochaine labellisation d’une centaine de « territoires d’industrie ». Saint-Nazaire, territoire historiquement industriel, à la pointe de l’innovation dans de nombreux domaines à forts potentiels comme la construction navale, l’aéronautique, les énergies marines renouvelables ou encore la logistique, vient, logiquement d’être labellisée. Les entreprises du territoire vont désormais être accompagnées en matière d’immobilier, d’innovation, d’emploi, de formation et auront la possibilité d’investir plus facilement dans les nouvelles technologies pour assurer leur pérennité et celle de l’emploi.

Suite à la présentation de son « plan d’action pour l’industrie », le Gouvernement vient d’annoncer la liste des 124 territoires, dont Saint-Nazaire, qui sont désormais labellisés « territoire d’industrie ».  Cette labellisation et les mesures qui l’accompagnent  doivent permettre  de renforcer les écosystèmes industriels territoriaux en mettant mieux à profit les leviers d’action publique. Le programme de soutien aux territoires labellisés comportera quatre grands axes: l'attractivité, les compétences, l'innovation et la simplification réglementaire.

L’objectif de cette démarche est également de permettre une accélération de "la transition vers l’industrie du futur" et donc vers les nouvelles technologies. Le plan gouvernemental repose ainsi également sur des mesures fiscales pour aider les PME à rattraper leur retard dans ce domaine en leur permettant de déduire une partie du prix de revient d’un investissement dans la robotique et le numérique.

"Je me réjouis que Saint-Nazaire soit reconnu par le gouvernement comme faisant partie des « territoires d’industrie ».  C’est à la fois une bonne nouvelle et une évidence.
L’industrie ici ça fonctionne et on y croit. Notre réputation industrielle n’est plus à faire et nous sommes dans le peloton de tête des créations d’emploi industriel en France, loin devant de très grandes métropoles.
Je crois que c’est le fruit d’un partenariat public-privé, que l’on peut qualifier de «smart», à l’image d’une gouvernance économique que nous voulons réactive, habile et souple. Elle fait dialoguer en continu acteurs publics et acteurs privés (villes, agglomération, métropole, département, région, Etat, Grand Port, chambres consulaires et entreprises).
Ensemble, nous agissons pour l’emploi et la formation, via une Conférence Permanente Pour l’Emploi, basée sur le volontariat. Nous imaginons les ressources nécessaires en termes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation. Et surtout, nous saisissons les opportunités d’adapter nos infrastructures aux nouveaux défis industriels : centre de réalité virtuelle, nouveaux campus, dévoiement du Boulevard des Apprentis, contournement ferroviaire du site industriel de Donges, adaptation des infrastructures portuaires au défi de l’éolien en mer, etc.
Bien sûr, il nous reste de nombreux défis à relever, au premier rang desquels figure la question de la main-d’œuvre, mais aussi celui de l’adaptation des industries aux mutations technologiques ou encore la réussite de la transition écologique. La réponse ne viendra pas que de l’industrie, car elle n’est pas qu’économique. C’est là le sens des dispositifs « territoires d’industrie » imaginés par l’Etat : construire une réponse territoriale aux défis industriels. Faire du cousu main dans chacun des territoires sélectionnés. Nous nous y attellerons avec enthousiasme.
Loin d’opposer industrie et qualité de vie, nous cherchons tous les jours à construire un territoire agréable à vivre, une ville plaisir, qui concilie développement et qualité de vie. Pour nous l’industrie est un levier pour l’emploi, mais aussi pour relever les défis de la transition écologique, à l’image des projets d’éoliens en mer ou d’écologie industrielle, que nous encourageons".

David Samzun, maire de Saint-Nazaire et président de la CARENE 

A Saint-Nazaire, l’industrie ça marche !

Berceau de véritables géants des mers, le territoire de Saint-Nazaire s’est spécialisé depuis longtemps dans la construction de paquebots de croisière et de navires de haute technicité avec notamment les emblématiques Chantiers de l’Atlantique dont le carnet de commandes est rempli jusqu’en 2026, au bénéfice des 2 700 salariés du site et des 6 000 salariés d’entreprises sous-traitantes.

Saint-Nazaire conçoit aussi d’autres géants, ceux-là s’élèvent dans les airs depuis l’usine Airbus de Montoir-de-Bretagne (assemblage des parties avant et centrales des avions), voisine d’un autre site sous-traitant spécialiste de la conception de sous-ensembles de fuselage (Stelia Aerospace). Saint-Nazaire est ainsi au coeur de la chaîne logistique d’Airbus. C’est par exemple à Saint-Nazaire que sont assemblés depuis le printemps 2018 les éléments d’Airbus construits partout en Europe pour être expédiés en bateau vers l’usine qu’Airbus a installée à Mobile aux États-Unis.

Le baromètre EY sur l’attractivité industrielle de la France vient de classer Saint-Nazaire au 3e rang de son baromètre de l'attractivité industrielle.

Des acteurs économiques qui ont confiance dans l’avenir : plus d’ 1 Milliards d’€ investis sur le territoire

Parce qu’à Saint-Nazaire se construit l’industrie du futur, la communauté d’agglomération, les grands industriels et les très nombreuses PME, travaillent chaque jour en étroite collaboration. C’est en toute confiance dans ce territoire d’avenir, que l’ensemble de ces acteurs économiques ont annoncé en 2015 plus d’un milliard d’euros d’investissements jusqu’en 2020.

Pour ces acteurs industriels d’envergure internationale et leurs milliers de sous-traitants, Saint-Nazaire représente l’écosystème idéal pour leur développement. Cette confiance dans l’avenir et dans leur ancrage local, ils l’expriment tous par un investissement massif programmé pour les cinq années à venir :

  • Cargill, l’un des premiers acteurs de la filière de négoce de transformation des graines oléo-protéagineuses de l’hexagone investissait à Saint-Nazaire près de 85 millions d’euros de 2008 à 2012. Le groupe va continuer d’investir chaque année entre 4 et 5 millions d’euros pour y développer ses sites industriels et conforter les 220 emplois directs, les 6600 emplois induits et les 14 000 emplois indirects qui dépendent de son activité.
  • Les chantiers de l’Atlantique, dernier grand chantier naval de France avec 2 700 emplois directs et plusieurs milliers d’emplois indirects est en passe de devenir un acteur de référence dans les Energies Marines Renouvelables. Le groupe a investi 100 millions d’euros par an depuis les cinq dernières années, principalement dans ses appareils productifs, ses systèmes d’information et la construction de son usine dédiée aux EMR.  Parce qu'ils croient en l'avenir de l'industrie à Saint-Nazaire, les chantiers de l'Atlantique vont poursuivre leurs investissements à hauteur de 100 millions d’euros par an d’ici à 2020 et poursuivre leur politique de recrutement à la hausse depuis cinq ans.
  • Man Energy & Solutions, filiale française du Groupe mondial MAN, réalise un chiffres d’affaires annuel de 200M€ dont 50% à l’exportation (683 salariés et un important réseau de sous-traitance) annonce des investissements de 9M€ par an jusqu’en 2020.
  • Airbus Saint-Nazaire, avec 2800 salariés, est l’un des sites majeurs du groupe Airbus, leader mondial de l’aéronautique. Grâce à la proximité immédiate de l’aéroport et du port de Montoir, le site contribue à faire du territoire une véritable plate-forme logistique internationale, qui livre notamment vers les chaînes d’assemblage d’Hambourg, de Séville de Tianjin, de Toulouse et d’Alabama aux Etats-Unis. Airbus Saint-Nazaire se tourne aujourd’hui vers la digitalisation et la réalité virtuelle pour être toujours plus compétitif et faire face à la montée de cadence des commandes. Le site a investi pas moins de 85 M€ en 2015 et poursuivra ses investissement avec près de 50M€ par an avec pour ambition de faire de Saint-Nazaire un hub logistique international entre les Etats-Unis et l’Europe.
  • Stelia Aerospace dont le site nazairien, centre d’excellence des pièces élémentaires de grandes dimensions du groupe, représente plus de 100 000 m2 dotés d’installations à la pointe de la technologie, 840 salariés et pas moins de 50M€ investis ces trois dernières années dans l’appareil productif.
  • Groupe Idea, acteur majeur de la supply-chain sur le territoire, s’engage pour passer d’une logique d’expertise métier à celle d’apporteur de solutions logistiques spécifiques aux problématiques de ses clients. Le groupe qui a démarré en 1919 avec 8 salariés sur le bassin nazairien, compte aujourd’hui 1 050 collaborateurs répartis sur 35 sites, 230 000 m2 d’entrepôts et d’ateliers et 83 hectares de plateformes logistiques. Il ne compte pas s’arrêter là et l’annonce un plan d’investissements de 10 M€  par an.
  • Groupe Total s’est lui aussi tourné vers l’innovation avec sa plateforme de Donges. Dans un contexte très concurrentiel à la fois sur l’évolution des marchés et des produits, le site nazairien - 2ème raffinerie de France (700 salariés) va investir 400 M€ dans la construction d’une nouvelle unité de désulfuration de gasoil lourd et un nouveau tracé de la voie ferrée contournant le site de Donges. Ces investissements conséquents permettront de lui assurer pérennité et nouveaux débouchés, mais également de consolider l’activité portuaire, d’améliorer les performances environnementales et de maintenir l’activité économique sur la commune.
  • Le Port de Saint-Nazaire a investi pas moins de 120 millions d’euros pour moderniser ses infrastructures et en créer de nouvelles : aménagement d’un pôle industriel dédié aux Energies Marines Renouvelables en amont du pont de Saint-Nazaire (40 millions d’euros), allongement de 350 m du terminal à conteneurs de Montoir (40 millions d’euros), déplacement vers l’aval du terminal roulier de Montoir (15 millions d’euros), création d’un site d’assemblage des éléments d’éoliennes marines près de la forme Joubert à Saint-Nazaire (5 millions d’euros).

L’énergie du futur souffle à Saint-Nazaire

Alors qu’un des premiers parcs éoliens offshore de l’Hexagone sera installé au large de Saint-Nazaire à l’horizon 2021, le territoire a fait des énergies marines renouvelables l’une de ses principales forces. Soutenue par les collectivités locales, la filière EMR nazairienne s’est développée autour de différents types d’acteurs : de grands industriels comme General Electric (avec une usine et 275 salariés à Montoir), Les Chantiers de l’Atlantique, des startups innovantes comme Geps Techno, des réseaux et plateformes dédiés à la R&D comme le WeAMEC (West Atlantic Marine Energy Center), ou encore des PME qui ont su prendre ce train d’avenir pour diversifier leur savoir-faire en se regroupant au sein du cluster Neopolia EMR. Le Grand Port Maritime a également su s’adapter pour répondre aux défis XXL de la filière et plusieurs projets d’aménagement sont en cours.

Le digital déjà au service de l’industrie

Le territoire de Nantes / Saint-Nazaire est au premier rang national pour la croissance des effectifs dans le digital avec plus de 4 000 emplois créés ces dernières années. Grâce à ses entreprises industrielles de haut niveau, le tissu économique de Saint-Nazaire est entré de plain-pied dans le numérique.
Les  Chantiers de l’Atlantique comme Airbus parient sur l’innovation et singulièrement sur la réalité virtuelle. Le CIRV – Centre Industriel de Réalité Virtuelle – est ainsi un laboratoire de référence à l’échelle européenne, dédié aux usages de la réalité virtuelle. Au sein du Technocampus Smart Factory, relié à l’Institut de Recherche Technologique Jules-Verne, on met ainsi la réalité virtuelle au service des industriels et entreprises du territoire : start-ups, PME, prestataires de services ou organismes de formation. De leur côté, la Ville de Saint-Nazaire et son agglomération auront investi sur le territoire plus de 11 millions d’ € sur la période 2017-2021 au profit du développement numérique. 

La recherche et la formation connectées à l’industrie

On compte près de 3 200 étudiants, et plus de 60 formations supérieures, sur le pôle universitaire de Saint-Nazaire. Sans compter bien sûr les campus nantais, à moins d’une heure… À Saint-Nazaire, les filières industrielles trouvent les moyens d’innover et de se diversifier grâce à une offre riche en formation et R&D. Deux plates-formes de recherche illustrent ce soutien à la compétitivité des entreprises du territoire : le CIRV, Centre Industriel de Réalité Virtuelle, outil de pointe dédié à la réalité virtuelle, et AlgoSolis, plate-forme de référence sur l’exploitation industrielle des micro-algues.
Afin de renforcer la chaîne de valeurs locale, les collectivités et les acteurs privés soutiennent ensemble le développement de filières de pointe : génie civil, génie des procédés et bioprocédés, génie électrique, mécanique et matériaux, aéronautique, logistique/achats/supply-chain. Quatre laboratoires universitaires ou instituts de recherche viennent ainsi renforcer le poids des filières économiques : le Laboratoire de génie des procédés, environnement, agroalimentaire (GEPEA), l’institut de recherche en Génie civil et mécanique (GeM), l’Institut de recherche en électrotechnique et électronique de Nantes Atlantique (IREENA) et l’institut supérieur d’économie maritime (ISEMAR).

Enseignement supérieur et recherche : les ambitions de Saint-Nazaire

Un territoire qui crée de l’emploi

L’emploi salarié privé sur le bassin d’emploi de Saint-Nazaire ce sont 13 300 personnes qui  travaillent dans l’industrie, soit 31% de l’emploi privé (chiffres INSEE 2014). Parmi eux, 2 700 salariés travaillent dans la navale soit 7% de l’emploi privé total. S’y ajoute le secteur de la logistique et de la manutention qui représente 7% de l’emploi privé (dont IDEA : 1 000 salariés).

Situation atypique en France, le taux de chômage du bassin nazairien est largement en dessous de la moyenne nationale à 7,6% (au 4e trimestre 2017) et ce, grâce notamment à la création importante d’emplois dans l’industrie navale et aéronautique : environ 3,09 % des emplois industriels créés en France entre 2009 et 2017.
Une situation qui va se prolonger avec les dernières commandes MSC (4 paquebots géants) qui vont permettre la création de 1 800 emplois directs sur 3 ans et 3500 sur 10 ans

L’Agglomération de Saint-Nazaire et ses partenaires privés et institutionnels soutient activement ce secteur et l’industrie en général notamment par le financement du dévoiement du boulevard des apprentis (15M€) afin d’assurer une compétitivité internationale ou encore le contournement ferroviaire du site industriel de Donges (50M€), ainsi que du cluster Neopolia, qui rassemble de très nombreuses PME ligériennes. Le soutien de l'agglomération à ce secteur porte également sur la diversification des Chantiers de l'Atlantique vers les énergies maritimes renouvelables mais aussi en soutenant la diversification des Chantiers de l’Atlantique vers les EMR.