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David Samzun :"Saint-Nazaire a les moyens de ses ambitions"

Saint-Nazaire se transforme et son image évolue. Portée par la bonne situation économique de son industrie, la ville s’affirme comme un acteur majeur de la façade littorale et des enjeux maritimes. A mi-mandat, le maire David Samzun fait le point sur le chemin parcouru et fixe le cap pour les prochaines années. Une interview a retrouver en intégralité dans le n°315 de Saint-Nazaire magazine

 

Une responsabilité particulière au cœur de la façade maritime
Un mot d’abord sur notre exceptionnelle géographie, entre océan, Loire et Brière, qui nous confère de grandes responsabilités. Notamment la recherche obstinée de toutes les collaborations possibles avec les territoires voisins. Saint-Nazaire doit être un pivot entre la dynamique Nantes / Saint-Nazaire et celle de la façade atlantique de ce département.
La recherche des partenariats est un fil rouge majeur de mon action politique. Nous sommes une ville qui a une vraie culture de l’expérimentation, de l’innovation. Ici, on créé, on innove, on fabrique, tous ensemble. Cet état d’esprit doit inspirer nos propres actions publiques et notre capacité à accompagner les initiatives, dans tous les domaines : en matière d’entrepreneuriat, de recherche et d’innovation bien sûr mais aussi dans le secteur associatif ou culturel, par exemple en déployant les logiques d’appels à projets. Nous avons la chance d’être une ville et une agglomération à taille humaine. Nous devons conserver cette agilité et ce sens du partenariat.

De nombreux dossiers nous conduisent à travailler au-delà des frontières de la Ville ou de l’agglomération. Par exemple, les mois qui viennent seront animés par des réflexions majeures sur l’avenir du Grand Port, suite aux propos du Premier Ministre. Ce sera une opportunité, si nous parvenons véritablement à travailler tous ensemble - Région, Département, Métropole et services de l’Etat- pour bâtir un projet de développement stratégique.

 

Une ville des familles et de toutes les jeunesses
Le projet stratégique voté au début du mandat prévoyait de revisiter un certain nombre de politiques publiques. Les concertations ont été nombreuses. Les orientations de la municipalité ont été clarifiées, dans les délais prévus. Ce document est aussi notre feuille de route en matière d’investissements. Il prévoit la livraison d’équipements nouveaux, comme le nouvel Aquaparc, ou la réhabilitation d’écoles ou de gymnases. Là encore, les délais sont respectés.

Que cherche-t-on à faire ?  Il ne s’agit pas simplement d’additionner les projets. Nous voulons tout mettre en place pour que Saint-Nazaire devienne véritablement la ville des familles et de toutes les jeunesses. Nous souhaitons être une ville active et une ville plaisir où l’on vient travailler mais aussi vivre, déambuler, faire les magasins, faire du sport, découvrir des spectacles, sortir entre amis ou en famille. Faire l’expérience au quotidien d’une vie urbaine et originale au bord de l’océan.

"Vivre et agir à Saint-Nazaire, c'est faire l’expérience d’une vie urbaine et originale au bord de l’océan"

 

Destination centre-ville et littoral, tout au long de l’année
L'aménagement du front de mer, qui va se terminer avec l’ouverture cette année de la place du Commando, a été une véritable révélation. La ville ne tourne évidemment pas le dos à son industrie, ni à son histoire. Au contraire nous en sommes fiers. Mais Saint-Nazaire a les moyens de devenir, j’en suis convaincu, une véritable destination touristique. Pas une station balnéaire, mais une ville au bord de l’océan qui vit et fonctionne tout au long de l’année. C’est un nouveau défi qu’il nous faut relever, une nouvelle étape de notre jeune vie de ville. Il nous faut l’aborder en faisant valoir les atouts propres de Saint-Nazaire mais aussi toute la richesse du patrimoine naturel qui nous entoure car nous sommes au cœur d’un potentiel exceptionnel entre l’océan, l’estuaire et la Grande Brière.

Avec Pornichet, nous avons entamé une réflexion, animée par l’agence d’urbanisme de la région nazairienne (ADDRN), sur les enjeux de cette belle façade maritime, pour réfléchir à l’avenir de cette métropole littorale qui nous réunit. Ce travail permettra de renouveler les regards et de révéler de belles pépites qui viendront s’articuler avec les projets déjà engagés autour de la Gare, de l’entrée de ville, du centre-ville et de la Place du Commando. Complétés par les projets envisagés ou en cours sur d’autres quartiers, c’est bien un projet urbain global qui se déploie.

D’un point de vue politique et démocratique, le prochain rendez-vous c’est bien entendu l’échéance municipale de 2020. Mais cela ne nous empêche pas de réfléchir au-delà. Par exemple avec le port de plaisance. D’ici mars 2020, l’ensemble des études de faisabilité auront été conduites pour que le projet soit prêt à démarrer. Nous aurons également des débats sur cette opportunité exceptionnelle que représentera le plateau du Petit Maroc une fois la nouvelle salle associative « L’alvéole 12 » livrée et l’actuelle salle Jacques Brel détruite.

L’avenir se prépare aussi au travers des politiques de construction de logements, que je revendique. Pas par obstination de vouloir augmenter le nombre d’habitants mais parce que nous savons que notre territoire est attractif et que de nouveaux habitants vont nous rejoindre. Je ne serai pas de ceux qui font mine d’ignorer les prévisions de l’INSEE. Je préfère agir pour que les habitants de Saint-Nazaire et celles et ceux qui nous rejoindront demain trouvent effectivement des offres de logement qui correspondent à leurs projets de vie et à leurs moyens financiers, quels que soient ces moyens. Je revendique aussi de ne pas étaler les limites de la ville, par volonté de préserver les campagnes qui nous environnent. Voilà ce qui conduit à rechercher toutes les opportunités de constructions de logement dans la ville déjà constituée.

C’est un véritable choix politique, qui me paraît être un des plus clairs et des plus efficaces engagements qu’un maire puisse prendre en matière de développement durable.

"Nous avons un potentiel exceptionnel"

 

Gare et entrée de ville
Penser un projet urbain, c’est forcément penser aussi les accès à la ville. De ce point de vue, j’estime que l’entrée Nord de Saint-Nazaire, à côté de la gare, est trop "raide". J’ai donc souhaité que l’on reprenne certains aménagements pour amener du végétal. Sur le terrain, aujourd’hui vide, où se trouvait l’ancienne station-service, nous allons réaliser une opération immobilière importante, un nouveau pôle d’habitat et de services à proximité de la gare TGV rénovée. Un hôtel-restaurant avec 110 chambres 2 et 3 étoiles y sera associé à des bureaux et 40 logements. L’ensemble sera terminé en 2020.

 

Un vrai plan stratégique pour le centre-ville
J’ai souhaité faire du centre-ville un sujet majeur de ce mandat, avec le souhait d’intervenir sur tous les leviers qui permettent de soutenir sa vitalité et son avenir : construction de logements, animation, aires de jeux pour enfants, accueil prochain d’étudiants et d’activités liées au numérique, rénovation des bâtiments et des façades. Nous sommes attentifs à tout ce qui permet d’augmenter la fréquentation du centre-ville, avec le souhait que celui-ci soit un lieu de destination, de promenade pour tous les Nazairiens.

C’est pour cela que nous avons engagé des travaux importants pour favoriser sa connexion avec le front de mer, via l’avenue Léon Blum, et les parcours de promenades. C’est pour cela que nous sommes extrêmement actifs pour accompagner la valorisation et la rénovation des cellules commerciales qui cherchent encore preneurs.

La vie au quotidien, l’attractivité du centre-ville c’est aussi un enjeu de tranquillité publique. Sujet sur lequel j’ai pris toutes mes responsabilités en décidant la création d’une police municipale et l’installation de dispositifs de vidéo protection. Je ne fais pas d’angélisme et je sais que tout n’est pas réglé. Je fais confiance à la qualité du dialogue et des travaux communs avec les représentants de la Police nationale et de la Justice pour continuer d’améliorer ensemble la situation.
La bonne santé du centre-ville, c’est un défi. C’est un combat de longue haleine dans lequel nous avons tous des responsabilités : puissance publique, commerçants, consommateurs. Clairement, je crois que la municipalité a pleinement pris les siennes.

« Saint-Nazaire change. Faisons-le savoir ».

Nous arrivons à une certaine maturité
L’image de Saint-Nazaire est en train de changer. Et si nous en sommes à ce moment, c’est aussi parce que beaucoup de choses ont été faites auparavant depuis la Reconstruction. Né dans cette ville, j’ai toujours été fier d’être Nazairien. Je suis ravi de constater que nous arrivons à une certaine maturité qui permet à Saint-Nazaire de revendiquer pleinement sa situation de Ville au bord de l’océan. Souvenez-vous, il y a 15 ans avec les premiers aménagements du front de mer, on entendait : "la promenade du dimanche, la ville agréable, ce n’est pas pour nous, c’est à La Baule. Ici on travaille."  Quel chemin parcouru quand nous voyons la fréquentation de ce front de mer ou quand nous travaillons aujourd’hui sereinement sur les meilleures manières de faire de Saint-Nazaire une vraie destination touristique qui viendra compléter la puissance de son économie industrielle.

Un maire a de mon point de vue bien sur la responsabilité d'administrer la maison, il doit aussi assurer la promotion de sa ville. C’est le sens de nos efforts en termes événementiels, en termes de communication pour donner à voir tous nos atouts. La mise en œuvre d’un nouveau logo et plus largement, d’une nouvelle identité visuelle, accompagnent cette stratégie. Saint-Nazaire change, cela se voit. Il faut le dire. Encore un peu plus, encore un peu plus fort.

«Saint-Nazaire est au cœur des enjeux concrets de la transition énergétique»

Ici on innove et on fabrique : ici on construit l’avenir
Avec la navale et l’aéronautique, l’assise industrielle de Saint-Nazaire est solide. Nous sommes dans une situation exceptionnelle, que nous devons d’abord aux talents des dirigeants et de tous les salariés de ces fleurons industriels qui jouent chaque jour dans une compétition mondiale. Nous avons su, nous aussi, prendre nos responsabilités à des moments stratégiques, par exemple autour du projet de restructuration de la zone industrialo-portuaire.

Ce ciel dégagé doit nous permettre d’anticiper, notamment pour devenir une place majeure de la transition énergétique avec les énergies marines renouvelables. C’est déjà une réalité. Avec l’éolienne flottante Floatgen assemblée dans le bassin de Penhoët ou, de l’autre côté de la ville, à Gavy avec Algosolis, l’un des meilleurs laboratoires au monde spécialisé dans les micro-algues. Sans oublier, les stations électriques off-shore des chantiers STX ou la montée en puissance à Montoir de l’usine d’éolienne General Electric.

La France a mis du temps à prendre pied sur ces sujets. Ici, nous sommes prêts, même si les oppositions sont encore nombreuses et les retards trop fréquents. Je plaide pour que les procédures soient simplifiées pour gagner en efficacité, au service de l’emploi et de la planète. Les énergies marines renouvelables sont un enjeu majeur. Une contribution concrète à la lutte contre le réchauffement climatique. Je suis fier d’être le maire d’une ville qui contribue activement à ce défi mondial.

Une interview à retrouver en intégralité dans le n°315 de Saint-Nazaire magazine