Depuis lundi 9 mars, le nombre d’agents en grève empêche la Ville de Saint-Nazaire de maintenir son accueil des enfants dans les conditions de sécurité règlementaires. Cette situation perturbée pourrait durer jusqu’au mercredi 18 mars.  

Pour une municipalité, l’accueil des enfants est soumis à une réglementation stricte afin de garantir la sécurité des enfants. En tête des conditions, le respect du taux d’encadrement en fonction des âges des enfants. Or, la grève à l’initiative de la CGT empêche l’accueil des enfants dans plusieurs restaurants scolaires et perturbe leur accueil dans les centres de loisirs.

Lors de la dernière réorganisation, la concertation a pris le temps nécessaire à l’expression de chacune et de chacun ; le dialogue social a été serein, y compris dans les instances. D’ailleurs, trois syndicats ont donné un avis favorable et la CGT s’est abstenue. 

Suite à leur interpellation le 23 février dernier, tous les points ont été levés lors d’une rencontre la semaine dernière et une réponse écrite a été envoyée à tous les agents. Un point en attente relève néanmoins d’un travail déjà amorcé à l’échelle de toutes les directions pour garantir l’égalité de traitement des agents.

Aucune décision nouvelle n’a été prise ces dernières semaines en termes d’organisation ou de relations humaines. Le dialogue entre les agents et les responsables comme avec les élus est permanent.

 « Nos échanges réguliers n’ont jamais laissé entrevoir de nouvelles revendications depuis des semaines. Cette décision des agents de faire grève aujourd’hui est une énigme. Plus regrettable encore, elle ne sert ni l’intérêt supérieur des enfants ni l’organisation des parents, qui se retrouvent sans solution. » 

Céline Paillard, adjointe au maire.

Parmi les motifs de grève, aucun ne correspond à la réalité. Quelques exemples : 

  • Aucun poste n’est gelé, les taux d’encadrement respectent le cadre voire sont plus favorables (accueil périscolaire et restauration scolaire d’éducation prioritaire).
  • Les quotités de temps de travail ont été harmonisées pour faire du métier d’animateur un emploi non précaire à Saint-Nazaire (176 animateurs titulaires ont un temps de travail entre 80 % et 100 % alors qu’en 2016, il y avait 67 quotités de temps de travail différentes, certain·es étaient à 4% !)
  • Amplitude horaire : 55% des animateurs ont une amplitude comprise entre 6 et 7h par jour et 45% entre 10 et 11h. Là aussi, la ville respecte le statut qui prévoit une amplitude maximale de 12h.
  • Des délais de remplacement longs qui ne peuvent être imputés à la Ville de Saint-Nazaire. Elle aussi fait face à des difficultés de recrutement, absence de candidats ou de candidats présentant les garanties nécessaires pour la mission d’accompagnement des enfants.  
  • 37 animateurs interviennent auprès des enfants en situation de handicap tout comme 2 coordonnateurs enfant – famille.
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