À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, la Ville de Saint-Nazaire présente sa démarche « Écoles en transition ». Lancée en 2024 et inscrite dans le Projet éducatif global, cette stratégie fixe une feuille de route jusqu’en 2030 pour poursuivre l’adaptation des vingt groupes scolaires publics aux enjeux climatiques et éducatifs.
Les écoles occupent une place importante dans la vie des Nazairiens. Elles accueillent chaque jour plus de 5 000 élèves au sein des 20 groupes scolaires publics et représentent à elles seules près de 25 % du patrimoine bâti communal. Elles constituent donc un enjeu majeur pour la Ville en matière de transitions écologique et sociétale.
Dans la continuité de son engagement au sein du label Territoire engagé Transition écologique de l’Ademe – démarche initiée dès 2012 et récompensée en 2025 par une labellisation 4 étoiles sur 5 au niveau européen – la Ville de Saint-Nazaire a engagé en 2024, un diagnostic global de ses écoles portant sur les bâtiments, les consommations d’énergie, les cours d’école, la restauration, les mobilités, les projets pédagogiques ou encore la biodiversité. Elle a également réalisé, avec l’appui de l’ADDRN, un diagnostic complet sur la végétalisation des cours d’école. Ce travail a abouti à l’adoption, fin 2025, d’un plan d’actions qui fixe, pour les quatre prochaines années, la feuille de route de la démarche « Écoles en transition ».
La démarche « Écoles en transition » déjà engagée poursuit son cap pour les années à venir : rénover les bâtiments, végétaliser les cours, développer les mobilités durables, faire évoluer les pratiques pédagogiques et renforcer la qualité de vie des élèves comme des équipes éducatives. Stéphanie Lipreau, adjointe à l’Enfance et l’éducation
Les écoles sont l’un des principaux patrimoines de la Ville et sont donc naturellement des lieux où se construit concrètement la transition écologique. Nos services travaillent sur un plan d’adaptation au changement climatique afin d’accélérer les réponses à apporter face aux épisodes de chaleur, de fixer les priorités d’intervention et d’orienter les investissements là où les besoins sont les plus importants. Céline Paillard, adjointe la Transition écologique et au Patrimoine Immobilier
Une démarche engagée dans toutes les écoles : trois niveaux d’intervention
1. Des actions communes pour toutes les écoles
Un premier niveau d’intervention concerne l’ensemble des établissements. L’objectif est que chaque école soit progressivement dotée d’abris vélos, de potagers, de récupérateurs d’eau de pluie et poursuive une restauration toujours plus durable. Les repas servis dans les écoles sont déjà composés à 70 % de produits frais, de 35 à 45 % de produits biologiques et de près de 50 % de produits locaux, issus des Pays de la Loire et de Bretagne.
La démarche s’appuie également sur les apprentissages. Le thème de la transition écologique est intégré dans les PEAC (Parcours d’éducation artistique et culturelle) ou encore via des aménagements dans les cours et au parc paysager facilitant la classe en extérieur (école du dehors).
Le travail sur les mobilités occupe également une place importante : aujourd’hui, un élève sur deux est formé au « Savoir rouler à vélo » avec l’USEP (Union sportive de l’enseignement du premier degré). L’objectif est que 100 % des élèves le soient en 2030. Le permis piéton et les déplacements en bus lors de sorties scolaires participent également à faire gagner les élèves en autonomie.
2. Des réponses adaptées à chaque établissement
Toutes les écoles ne présentent pas les mêmes besoins. Le deuxième niveau d’intervention permet donc de développer des projets spécifiques selon les caractéristiques des sites. Des installations photovoltaïques ont ainsi été déployées sur plusieurs écoles comme Pierre-Brossolette, Léon-Gambetta, Jules-Simon, Victor-Hugo et Jean-Jaurès, tandis que d’autres seront progressivement raccordées au réseau de chaleur (en 2026 : Paul Bert–Lemonnier, Michelet et Sadi-Carnot).
L’amélioration du confort d’été constitue un autre axe majeur de la stratégie. L’enjeu de la chaleur est d’ailleurs au cœur d’un plan d’adaptation au changement climatique du patrimoine scolaire. Des campagnes de mesures de température permettent d’orienter les futurs aménagements, tandis que la Ville privilégie des solutions low-tech, simples et durables, comme les ventilateurs de plafond et des occultations solaires.
3. Des rénovations d’ampleur pour transformer les écoles
Le troisième niveau concerne des opérations plus structurantes comme les rénovations globales des écoles Pierre-Brossolette, Jean-Jaurès et de la maternelle Jules-Simon cette année. Ces projets associent isolation thermique par l’extérieur, protections solaires et matériaux biosourcés afin de viser 40 % de gains énergétiques.
Les premiers résultats sont déjà mesurables : dans la maternelle Jules-Simon, la température n’a pas dépassé 29 °C alors qu’elle atteignait 40 °C à l’extérieur lors des derniers épisodes de chaleur.
Au-delà des bâtiments, la Ville souhaite transformer progressivement les cours d’école publiques pour les rendre plus agréables et plus fraîches. L’objectif est de sortir des anciens modèles très minéraux et aseptisés pour développer des espaces davantage végétalisés, avec des îlots de fraicheur mais aussi plus inclusifs et adaptés aux besoins et aux usages actuels des élèves. Pour cela, un travail est mené actuellement à la Ville sur la qualité des cours d’école nazairiennes afin de programmer un plan d’actions annuel pour leur évolution.

Les objectifs à l’horizon 2030
- Sécuriser les abords d’au moins une école par an
- 25% de désimperméabilisation des cours rénovées. Elles représentent aujourd’hui 135 000 m², soit 25 m2 par enfant, bien au-delà des recommandations nationales (6m2).
- 40% de gain énergétique des bâtiments rénovés et la poursuite de l’utilisation des matériaux biosourcés
- 100% des élèves formés aux déplacements à pied, à vélo et en bus
Adapter les écoles aux fortes chaleurs
Les épisodes de fortes chaleurs observés ces dernières années rappellent la nécessité d’adapter les bâtiments publics aux évolutions climatiques. Depuis 2014 déjà, la Ville mène un important programme de rénovation des écoles intégrant des aménagements destinés à améliorer le confort thermique des bâtiments et des cours d’école (isolation, végétalisation des espaces extérieurs…). Plusieurs établissements comme Jules-Simon, Pierre-Brossolette ou encore Jean-Jaurès en ont déjà bénéficié. Cette dynamique se poursuit.
En complément de ces investissements des mesures d’urgence ont été déployées durant l’été 2026. Plusieurs dispositifs ont été testés dans les accueils de loisirs et les établissements d’accueil du jeune enfant afin d’améliorer le confort thermique des enfants et des équipes.
Parmi les solutions expérimentées figuraient notamment :
- l’application de blanc de meudon sur les vitres les plus exposées au soleil des centres de loisirs (exemple : Pierre et Marie-Curie, Madeleine Rébérioux, Léon Gambetta…) ;
- la pose de films solaires sur certains bâtiments (exemple : multi-accueil La Ribambelle) ;
- la pose de brise soleil sur les façades sud des élémentaires Albert Camus (maternelle en 2025) ;
- l’installation de 7 climatiseurs mobiles dans les espaces sensibles ;
- la distribution de 250 ventilateurs et de 280 vaporisateurs d’eau ;
- l’ouverture nocturne des fenêtres lorsque les bâtiments le permettaient ;
- l’adaptation des repas avec des menus réversibles chaud-froid.
Perspectives pour l’année scolaire 2026-2027
Dès la rentrée, la Ville poursuivra l’analyse des expérimentations. Un retour d’expérience sera réalisé afin d’évaluer l’efficacité des différents dispositifs testés et de définir les solutions les plus adaptées selon les caractéristiques de chaque établissement. De nouveaux équipements, tels que des brasseurs d’air ou encore des films solaires seront étudiés. Les bâtiments prioritaires seront identifiés et les investissements programmés afin de permettre un déploiement progressif des aménagements au printemps 2027.
Effectifs : les chiffres clés de la rentrée 2026-2027
- En 2026-2027 – chiffres qui seront mis à jour au mois octobre : 5 209 élèves dont 1 854 élèves de maternelle et 3 345 élèves d’élémentaire.
- En 2025-2026 pour rappel : 5 375 élèves, dont 1952 élèves de maternelle et 3 423 élèves d’élémentaire.
- 5 fermetures de classe sont concernées (écoles primaires): Jules-Simon, Pierre-Brossolette, Lamartine, Chateaubriand, Jean-Jaurès.
- Au total : 20 groupes scolaires, 252 classes