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"Qualité de l’air, glyphosate : mobilisons-nous pour construire des solutions"

Fleurs au jardin du bout du monde de Saint-Nazaire. Crédit : Christian Robert, Ville de Saint-Nazaire - Agrandir l'image, .JPG 209Ko (fenêtre modale)

Communiqué de David Samzun, maire de Saint-Nazaire

"La question de la santé publique est un enjeu majeur qui appelle la vigilance de toutes et tous : entreprises, autorités publiques, professionnels de santé, habitant.es. Un territoire comme le nôtre, qui a connu et connait encore les dégâts de l’amiante, qui est environné par un grand nombre d’entreprises industrielles, qui vit entouré d’un environnement exceptionnel et fragile est particulièrement bien placé pour le savoir.

En tant que Maire de Saint-Nazaire et Président de la Carene, je suis et resterai attaché aux actions concrètes plus qu’aux postures politiques.

Je crois fermement aux actions engagées avec le Conseil municipal de Saint-Nazaire, avec le Conseil communautaire de la Carene afin de préserver notre environnement : transport public, rénovation de l’habitat, préservation des terres agricoles pour mieux organiser les voisinages, abandon des pesticides dans l’entretien des espaces publics, soutien politique et financier à toutes les formes d’énergie renouvelable. 

Je crois au travail collectif engagé autour des questions de qualité de l’air, grâce à la mobilisation de tous les acteurs, chacun dans leurs responsabilités et leurs compétences. Il s’est traduit par une très récente réunion organisée par l’ARS et la Sous-Préfecture à laquelle assistaient Pascale Hameau et Claude Aufort, Vice-présidents de l’agglomération en charge du développement durable et Pascale Clément, adjointe en charge des questions de santé à la Ville de Saint-Nazaire. Les actions du contrat local de santé adopté par la Ville de Saint-Nazaire ont pu y être présentées. Les engagements pris dans le cadre du Plan Climat Air Energie Territoire récemment adopté par les élu.es communautaires l’ont aussi été.

Je rappelle que les services municipaux ont cessé d’utiliser des produits phytosanitaires pour désherber l’espace public depuis quelques années. La Ville privilégie des pratiques alternatives au désherbage chimique pour respecter l’environnement et prendre soin de la santé de tous.

J’appelle les services de l’Etat à partager plus largement les éléments d’informations et d’analyse qui ont été récemment présentés, au travers de temps publics qui permettraient de partager un diagnostic et, dans nos responsabilités, d’élaborer ensemble des solutions. Je suis aussi pleinement disponible, dans les suites des actions engagées par la Carene dans l’accompagnement des exploitants agricoles et notamment dans le cadre du PEAN (Périmètre de protection des espaces agricoles et naturels périurbains - outil de maitrise foncière porté conjointement par le Conseil départemental, la CARENE, la Ville de Saint-Nazaire et la profession agricole) pour prendre part à toute forme de Conférence territoriale sur les pratiques et les modes d’exploitation. 

Je n’ai pas, ni les services d’aucune des deux collectivités que je préside, les compétences techniques pour apprécier la dangerosité des « pesticides » et des « produits phytosanitaires » que les communicants rangent dans une même catégorie. Même entre spécialistes, la dangerosité et la classification des produits, en agriculture conventionnelle voir même en bio, font l’objet de larges débats.

J’appelle donc à une vigilance renforcée des services de l’Etat sur les questions d’habilitation et d’usages afin qu’agriculteurs, salarié.es, habitant.es, consommateurs et consommatrices puissent pleinement vivre et travailler en confiance. Je souhaite que les parlementaires et le gouvernement, à l’aube des débats budgétaires, accordent plus de moyens au financement de la recherche publique pour éviter que les fabricants soient aussi souvent ceux qui financent les études d’impact.

Les statistiques montrent que notre bassin est concerné par des chiffres préoccupants de surmortalité, dont une partie des causes sont connues et d’autres doivent activement continuer à faire l’objet de recherches. Cette réalité des chiffres nous convoque à agir, à travailler ensemble, en responsabilité"

David Samzun, maire de Saint-Nazaire