Rentrée scolaire. De plus en plus d'élèves à Saint-Nazaire

Plus de 5600 élèves vont faire leur rentrée à Saint-Nazaire le lundi 2 septembre - Photo : archives école Rebérioux © Christian Robert - Ville de Saint-Nazaire - Agrandir l'image, .JPG 181Ko (fenêtre modale)
Plus de 5600 élèves vont faire leur rentrée à Saint-Nazaire le lundi 2 septembre - Photo : archives école Rebérioux © Christian Robert - Ville de Saint-Nazaire

Récemment classée par le magazine Le Point parmi les villes les plus attractives de sa catégorie, Saint-Nazaire attire toujours plus d’habitants. Un accroissement de la population qui n’est pas sans conséquences sur ses capacités d’accueil en matière scolaire.

La Ville est amenée aujourd’hui à adapter aussi bien ses écoles que ses centres de loisirs. Un travail d’ajustement pour lequel elle a entamé, avec ses partenaires, une réflexion en profondeur.
    
En 2017, le Gouvernement annonçait de nouvelles mesures pour l’école primaire. La Ville avait alors réaffirmé sa volonté de faire de l’intérêt de l’enfant sa priorité en offrant les meilleures conditions d’apprentissage possibles aux élèves. Après avoir consulté les enseignants, les représentants des parents d’élèves et les personnels de l’enfance et de l’éducation, elle propose aujourd’hui d’adapter l’organisation et le fonctionnement des Temps Péri-Educatifs pour offrir plus de souplesse aux parents, plus d’intérêt aux enfants et d’optimiser la continuité éducative.

Pour ses quartiers ouest, Saint-Nazaire a candidaté à l’obtention du label « Cités éducatives ». Si elle l’obtient, ce label lui permettra de conforter et d’amplifier la dynamique partenariale déjà à l’œuvre pour combattre les inégalités de destin scolaire qui peuvent potentiellement frapper les quartiers prioritaires.

La Ville développe la capacité de ses centres de loisirs

Saint-Nazaire confirme son attractivité : son cadre de vie, son dynamisme économique et sa politique volontariste en matière d’habitat portent leurs effets : la population s’accroit de manière constante et soutenue depuis plusieurs années désormais. Le nombre d’enfants scolarisés dans les écoles primaires publiques augmente de manière significative tout comme le nombre de ceux accueillis dans les centres de loisirs pour les activités périscolaires et de loisirs le mercredi et pendant les vacances. Pour répondre à cette situation, qui met en fortement en tension ses capacités, la Ville augmente progressivement le nombre de places disponibles. En janvier prochain, 112 nouvelles places auront été proposées par rapport à juin 2018.


Le succès des centres de loisirs de Saint-Nazaire

2 127 enfants ont fréquenté cette année l’un des sept centres de loisirs le mercredi et/ou pendant les vacances.
Les mercredis, en moyenne 450 enfants sont présents avec un maximum de 480. Soit une augmentation de 10 % par rapport à 2017-2018.
Cet été, 1 600 enfants ont participé aux activités des centres de loisirs. En moyenne 500 enfants étaient présents chaque jour.

Une expérimentation pour réinterroger l’offre sportive

L’étude d’évaluation sur l’offre sportive payante de Saint Nazaire, réalisée à l’automne 2018, soulignait la faible proportion des enfants de quartiers prioritaires au sein des activités proposées. Notamment les moins de 11 ans et les enfants non-licenciés. Une démarche expérimentale d’une durée d’un an, « Les mercredis sportifs », a été imaginée pour tenter d’infléchir cette tendance.

L’objectif est de permettre aux enfants de moins de 11 ans des quartiers prioritaires, les plus éloignés de l’offre sportive, d’accéder à l’offre sportive par une implantation en cœur de quartier, avec des démarches administratives

simplifiées et une communication de proximité. L’offre de l’Ecole Municipale des Sports est également adaptée (horaires, couts et cycles aménagés) et les familles sont associées par l’organisation de temps forts, d’échanges et de participation aux activités multisports.

C’est aussi une véritable opportunité pour conforter l’apprentissage de la natation et de la navigation, promouvoir l’éducation à l’alimentation et à la santé par le sport et enfin favoriser une passerelle vers les associations sportives.

Dès septembre prochain,  le centre de loisirs Madeleine-Reberioux sera associé à une Ecole Municipale des Sports (EMS). Le mercredi après-midi, les enfants pourront bénéficier de cette nouvelle offre complémentaire comprenant notamment l’intervention de deux éducateurs sportifs en plus de l’équipe d’animation et d’associations sportives. Chacune des séances pourra accueillir jusqu’à 24 enfants et deux séances seront proposées chaque mercredi.

En permettant une prise en charge des enfants depuis leur école le mercredi midi jusqu’à 18h30, cette expérimentation est également une opportunité pour faciliter l’organisation familiale et encourager une transition vers l’Ecole Municipale des Sports.

On note déjà des résultats encourageants : 36 enfants ont participé la journée « portes ouverte » du 22 mai  et ont découvert : la lutte, la boxe, le handball, le basket, l’escrime, l’ultimate. Environ 25 familles sont venues prendre des renseignements. Par ailleurs, les créneaux Piscine 5/7ans avec le SNAN ont été pris d’assaut, il n’y a déjà plus de place pour cette activité en particulier !

 

Handicap : les centres-de loisirs s’adaptent pour accueillir tous les enfants

Les besoins en matière d’accueil inclusif des enfants en situation de handicap va croissant et nécessite d’être renforcé. Cet été, pas moins de 23 enfants en situation de handicap ont participé aux activités des centres de loisirs.

Lors des vacances d’été, trois animateurs viennent ainsi en renfort des équipes pour apporter leur soutien et permettre à chaque enfant de participer à la vie et aux activités du centre comme tous ses copains. Ce soutien est dirigé à la fois vers les animateurs pour les conseiller et vers les enfants en situation de handicap directement.

Au-delà de ce soutien, une inclusion réussie est l’affaire de tous. Ainsi, depuis 2018, la Ville met ainsi en place des actions de sensibilisation et de formation destinées aux animateurs renforts comme à l’ensemble des équipes d’animation.

La réussite de cet accueil spécifique est également préparée en amont. Lorsque le service a connaissance de l’accueil futur d’un enfant, la famille est rencontrée. Cela permet de s’accorder sur les moyens et les adaptations nécessaires. Si les difficultés apparaissent ou sont découvertes lors des activités, ce lien déjà construit avec la famille permet de trouver des solutions plus facilement.

Par ailleurs, accompagnée de la chargée de mission handicap de la Ville, la direction enfance éducation, cherche à tisser des partenariats avec des acteurs spécialisés pour permettre une observation-analyse de chaque situation plus fine, obtenir des préconisations sur les adaptations nécessaires, établir une médiation avec la famille.

 

Rythmes scolaires : des TPE toujours plus adaptés

En 2017 et 2018, la Ville a mené une démarche de consultation sur les rythmes scolaires. L’occasion d’engager les représentants de parents d’élèves, les enseignants et les personnels de l’enfance et de l’éducation à travailler sur les principales pistes de réflexion issues des Conseils des maîtres. Ce travail a permis de formuler des hypothèses d’adaptations de l’organisation actuelle du Temps Péri-Educatif (TPE) pour une meilleure adéquation avec le rythme des enfants. Les échanges ont permis de formuler des préconisations concrètes relatives à l’organisation des plannings et au contenu des activités péri-éducatives.

Parmi ces préconisations, trois points du TPE ont été particulièrement interrogés : la souplesse d’inscription, le choix des activités et les temps de transitions. Issues de ces préconisations, les adaptations proposées vont être intégrées aux objectifs initiaux du TPE, et ce à moyens humains équivalents.

 

Présence au TPE : plus de souplesse pour l’organisation des parents

Jusqu’à présent, les enfants devaient être présents en TPE le lundi, le mardi et le jeudi, et cela durant toute l’année scolaire (hors dérogations exceptionnelles avec justificatif).

Désormais, si les parents continuent d’inscrire leurs enfants pour les trois jours (ils ont la possibilité de le faire en ligne sur le nouveau portail famille ou lors des permanences réalisées sur site, ou auprès d’Espace famille), chaque responsable de site pourra ensuite prendre en compte les souplesses demandées. Cet aménagement permettra de mieux s’adapter aux contraintes des familles. Ainsi :

  • Il est désormais possible de n’être présent que 1 ou 2 jours sur les 3  (tous les lundis et/ou tous les mardis et/ou tous les jeudis)
  • En cas de garde alternée, il possible d’adapter la présence d’une semaine sur l’autre. La programmation de ces présences partielles au TPE se fera par année ou par cycle.

A noter : les absences exceptionnelles seront toujours possibles, et sans justificatif. Cependant le responsable de site devra systématiquement être prévenu en amont par la famille.

Choix des activités : l’avis de l’enfant mieux pris en compte

L’objectif du TPE est de favoriser la découverte et de sensibiliser les enfants à diverses activités déclinées dans les champs artistique et culturel, sportif, ludique-scientifique-citoyen. Les groupes étaient jusqu’à présent constitués en correspondance avec les règles d’encadrement.

Ces derniers mois, chaque site a travaillé en équipe afin de faire évoluer son fonctionnement et mieux prendre en compte l’avis des enfants dans le choix des activités pratiquées.

Voici quelques exemples d’évolutions propres aux contraintes des sites qui les ont mises en place, elles peuvent être combinées ensemble et/ou modulées :

  • Présentation, dès la semaine qui précède les vacances scolaires, des activités qui seront proposées la période suivante, et constitution des groupes en fonction des souhaits des enfants.
  • Construction du planning d’activités avec les enfants (pour tous ou bien pour les plus grands).
  • Essai d’une activité pendant plusieurs séances, puis constitution des groupes en fonction des souhaits des enfants.
  • Fonctionnement par « pôle d’activité ». Exemple : sur la même séance, les enfants ont la possibilité de « naviguer » entre différentes activités (pour les sites les plus importants).
  • Constitution de « bouquets d’activités » avec certaines qui sont prisées et d’autres à découvrir. Une des activités du bouquet peut être au choix de l’enfant et les deux autres « imposées ».

 

Les temps de transition : optimiser la continuité éducative

Pas de coupure brusque, ni de changement radical de repères et de règles : les temps de transition avec le temps scolaire ont pour objectif de permettre aux enfants de rester dans une continuité éducative.

Lors de ces temps, il s’agit de veiller à prendre en compte le rythme de l’enfant dans la globalité de sa journée. Ces séquences sont systématiquement co-élaborées avec l’équipe enseignante de chacune des écoles.

Afin d’optimiser ces temps de transition et d’affiner leur adaptation au rythme de l’enfant, des adaptations pourront désormais être proposées là où cela est nécessaire :

  • Pour une organisation plus spécifique des réveils échelonnés pour les maternelles : la présence ou non des enfants sur le TPE est renseignée lors de leur arrivée le matin.
  • Pour recenser les présences au TPE : adoption d’un outil commun avec l’équipe enseignante.
  • Pour distinguer facilement les enfants qui peuvent partir seuls avant ou après TPE : mise en place de « passeports de sortie» de couleur (comme au collège).
  • Pour gérer la transition plus calmement : prise en charge depuis les classes quand cela est possible.

 

Un label « Cités éducatives » pour combattre les inégalités scolaires

Au printemps dernier, le Gouvernement annonçait la mise en place du label « Cités éducatives » dans le cadre de la mobilisation nationale pour les habitants des quartiers prioritaires. Au regard des enjeux éducatifs rencontrés sur les quartiers ouest de Saint-Nazaire, éligibles à la mesure, la municipalité a immédiatement manifesté son intérêt. Ce label, s’il est délivré en septembre, viendra conforter et amplifier la dynamique locale à l’œuvre pour combattre les inégalités de destin scolaire qui frappent particulièrement ces quartiers prioritaires. Il s’articulera autour de trois objectifs :

  • Conforter le rôle de l’école.
  • Promouvoir la continuité éducative.
  • Ouvrir le « champ des possibles ».


Une véritable dynamique partenariale

Forte du partenariat dense déjà à l’œuvre sur les quartiers ouest, la Ville a mobilisé l’ensemble des acteurs institutionnels pour élaborer le dossier de candidature au label « Cités éducatives » : La direction académique, le principal du collège Pierre-Norange, les services de la Ville et de la CARENE (jeunesse, enfance éducation, politique de la ville, etc…), le Département de Loire-Atlantique, la CAF, le service de la Politique de la Ville de la Préfecture de Loire-Atlantique, la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS).
Une fois le label « cités éducatives » attribué, ce partenariat sera élargi pour élaborer un programme d’actions allant de 2020 à 2022. Il permettra de contractualiser les moyens engagés par les collectivités et l’État.

 

Les objectifs du label « Cités éducatives »

Conforter le rôle de l’école

  • Ancrer les apprentissages.
  • Rechercher une meilleure mixité sociale et scolaire.
  • Améliorer le climat scolaire.
  • Renforcer le suivi personnalisé des élèves.
  • Encourager l’ambition scolaire mais aussi sociale.
  • Encourager la coopération avec les parents.
  • Renforcer les alliances éducatives à l’interne et avec les partenaires.

Promouvoir la continuité éducative

  • Favoriser les liaisons écoles – collèges – lycées.
  • Favoriser la socialisation précoce des enfants.
  • Impliquer les parents.
  • Agir pour la prévention santé-hygiène.
  • Développer la persévérance scolaire.
  • Promouvoir l’éducation artistique et culturelle.
  • Conforter les activités physiques et sportives à l’école.
  • Permettre la diffusion de la culture scientifique et technique.

Ouvrir le « champ des possibles »

  • Accompagner les stages de 3e pour la découverte des filières de formation et du monde du travail.
  • Renforcer la découverte des métiers par le geste.
  • Valoriser les parcours d’excellence.
  • Lutte contre l’illettrisme et « l’illectronisme ».
  • Insertion professionnelle des jeunes sans qualification.
  • Ouverture culturelle et citoyenne.
  • « Droit à la ville »
  • Favoriser le développement de l’apprentissage et de la formation continue.

S’adapter à l’augmentation des effectifs scolaires

Pour la huitième année consécutive, l’augmentation du nombre d’enfants accueillis dans les écoles de Saint-Nazaire se poursuit. Au 27 août 2019, on recense 5588 inscriptions, contre 5 500 il y a un an (Maternelle : 2 177 pour 2 167 en 2018. Elémentaire : 3 411 pour 3 333 en 2018). Des inscriptions sont encore attendues à la fin du mois d’août.

C’est en 2008, que la sectorisation scolaire nazairienne actuelle, qui relève des compétences du Conseil Municipal, a été déterminée. A cette période, la Ville se trouvait confrontée  à une double problématique : un parc scolaire vieillissant et parfois surdimensionné et une répartition inégale des élèves dans les écoles.

Elle devait alors répondre à deux enjeux :

  • La nécessité d’une meilleure utilisation des bâtiments existants dans l’objectif de mieux accueillir les enfants et de trouver la meilleure adéquation entre les locaux et les effectifs.
  • Une plus grande souplesse pour les parents en élargissant le choix du lieu d’inscription pour leurs enfants, dans la limite des capacités d’accueil des établissements.

Désormais, l’effet conjugué de l’attractivité économique et de la politique volontariste en matière d’habitat accélère l’installation de nouvelles familles sur le territoire et confirme l’augmentation continue de la population nazairienne.

Ce phénomène a mis en tension le niveau des effectifs dans les écoles primaires publiques de la ville. Un phénomène qui impacte également les activités périscolaires : pause midi, temps péri éducatif, accueil périscolaire et centres de loisirs.

Par ailleurs, les réformes sur l’aménagement des rythmes scolaires menées en 2013, la modification de la géographie prioritaire, l’évolution des pratiques pédagogiques, ainsi que les récentes décisions de dédoublement de classes de CP et de CE1, ont également des impacts très sensibles sur les conditions d’accueil des enfants dans les écoles, ainsi que sur leur répartition sur le territoire.

Afin de répondre à cette problématique de forte croissance des effectifs scolaires et périscolaires, la Ville de Saint-Nazaire a identifié les leviers qu’elle pouvait mettre en œuvre dans un contexte financier contraint pour les collectivités territoriales. Parmi ces leviers : la redéfinition des périmètres scolaires qui doit permettre de maitriser la répartition des enfants dans les trente écoles publiques du territoire, de maitriser ses dépenses en investissement comme en fonctionnement et d’agir sur la mixité sociale au sein des écoles.

En juin dernier, la collectivité a ainsi lancé une étude confiée à un cabinet indépendant. Des rencontres avec les directions scolaires, les services de la Ville et de la CARENE (enfance, éducation, patrimoine, urbanisme, etc …), ainsi que des partenaires comme Silène ou la CAF, sont prévues pour élaborer hypothèses et préconisations.

 

Mouvements : de nouvelles directrices et de nouveaux directeurs

    Blum maternelle : Anne MICHEL
    Carnot maternelle : Gilles BOUSSICAULT
    Jaurès maternelle : Sarah FLEVIN
    Bert-Lemonnier : Patrick MAURIERAS
    Lamartine : Virginie HANCKE

A noter : l’école maternelle et l’école élémentaire fusionnent à la rentrée 2019-2020; l’école Lamartine devient une école primaire.

 

Cantines scolaires : des produits bio et locaux dans les assiettes

L’UPAM, l’unité de production alimentaire située à Coulvé à Saint-Nazaire prépare chaque jour environ 5000 repas qui sont servis dans les écoles et multi-accueils de Saint-Nazaire, Donges, La Chapelle des Marais et Saint-Joachim. Les approvisionnements locaux (Bretagne et Pays de la Loire) en denrées sont privilégiés (près de 41% en 2018 en incluant notamment le pain). Les produits biologiques représentent également une part importante des achats de denrées (13% contre 2% en moyenne au niveau national).