La Ville de Saint-Nazaire assure un suivi rigoureux de ses grands ouvrages, dont le barrage de l’étang du Bois Joalland, conformément à ses obligations de sécurité et de prévention des risques.
Un diagnostic évolutif, une réaction immédiate
Au début de l’été, le bureau d’études agréé par l’État, ISL Ingenierie, missionné pour le suivi de l’ouvrage, avait identifié la nécessité de travaux de consolidation du barrage, sur la base d’une modélisation des données. Hier, lundi 7 septembre, ce même bureau a révisé son analyse et recommandé à la Ville :
- d’abaisser sans délai le niveau d’eau pour soulager la structure ;
- d’engager les travaux plus rapidement que prévu initialement.
Dans son rapport intermédiaire, le bureau d’études précise :
« La comparaison des niveaux piézométriques* mesurés avec la ligne piézométrique issue de la modélisation (étude de stabilité de janvier 2026) met en évidence un niveau d’eau réel supérieur à celui retenu dans le modèle. La ligne d’eau dans le corps de l’ouvrage apparaît ainsi sous-estimée par rapport aux conditions réellement observées. »
* un piézomètre est un dispositif servant à mesurer le niveau et la pression de l’eau en un point précis.
Parallèlement, la Ville a saisi les services de l’État, notamment la DREAL, pour obtenir des préconisations opérationnelles. Avant même ces retours, la DREAL a annoncé la prise d’un arrêté préfectoral de vidange de sécurité.
Action immédiate et mobilisation collective
Dès lundi 7 septembre, David Samzun, maire de Saint-Nazaire, a donné l’instruction aux services municipaux d’engager l’abaissement du niveau d’eau. L’eau est actuellement redirigée vers le Parc Paysager, selon le protocole habituel appliqué en cas de forte pluviométrie. Un second dispositif sera ensuite utilisé pour évacuer le reste de l’eau vers la Brière. La durée pour atteindre le niveau cible est estimée entre 1 et 2 mois.
Cette opération, inédite, s’inscrit dans une démarche de précaution maximale.
Impacts et accompagnement
Cet abaissement a des conséquences directes sur les activités nautiques et les bases nautiques, sur l’environnement et écosystèmes locaux, sur les accès et la sécurité autour de l’étang et de la promenade.
Dès aujourd’hui, les services municipaux se mobilisent aux côtés de leurs partenaires (clubs, associations, entreprises) pour évaluer précisément les impacts, proposer des solutions adaptées et préparer les travaux à venir (finalisation du cahier des charges puis recherche du maître d’œuvre).
Les usagers, les bénévoles et les salariés des clubs seront régulièrement informés.
« Notre priorité absolue est la sécurité des personnes et des biens. Je sais pouvoir compter sur l’expertise et la réactivité de nos services publics, qui font preuve, comme à chaque crise, de résilience, d’innovation et de savoir-faire. Nous ne sommes pas seuls : les services de l’État nous accompagnent, et les entreprises locales mettront leur expertise à notre disposition. Ensemble, nous trouverons les solutions pour consolider cet ouvrage et le dimensionner au bon niveau. Nous nous en remettons aussi à Dame Nature : aucun robinet n’alimente l’étang, et nous ignorons encore si, et quand – compte tenu de la pluviométrie -, nous retrouverons son niveau habituel. C’est un défi pour toutes et tous, mais la sécurité prime. »
David Samzun, maire de Saint-Nazaire
Information du public
L’information sera déployée sur site et dans les supports de communication de la Ville. La presse sera informée de l’évolution du dossier dès que le calendrier des travaux et les modalités de gestion des impacts seront consolidés.