Le 1er observatoire participatif régional « Coastsnap » lancé à Pornichet

Station Coastsnap à Bonne Source, Pornichet

Saint-Nazaire agglomération s’est engagée, aux côtés de l’Observatoire Régional des Risques Côtiers (OR2C), dans le suivi de l’évolution du littoral. Dans un contexte de changements climatiques et de hausse du niveau de la mer, les deux partenaires ont lancé la 1re station d’observation régional du réseau Coastsnap à Pornichet, à l’extrémité du sentier côtier sur la plage de Bonne Source.

 

Coastsnap est le fruit d’un projet né en Australie en 2017, porté par des chercheurs universitaires de Sydney. En facilitant son installation sur son territoire, la CARENE s’inscrit dans une volonté d’améliorer les connaissances sur les conséquences des changements climatiques, la gestion de son trait de côte et de sensibiliser les citoyen·nes sur les risques littoraux en les rendant acteur·rices du suivi de l’évolution du littoral.

Comment ça fonctionne ?

L’usage est simple. Toute personne fréquentant le chemin côtier de la Plage de Bonne Source disposant d’un smartphone pourra le placer sur le support de la station, installé sur le site (à proximité du Passage Saint-Gabriel), afin de prendre une photographie du littoral. Elle la transmet ensuite à l’OR2C via un QR code, les réseaux sociaux ou par mail, afin d’enrichir ainsi une base de données participative. Les membres de l’Observatoire régional analysent ensuite le cliché en le comparant avec les autres photos déjà partagées. Ils pourront alors mieux comprendre l’évolution du site au gré des marées, des tempêtes et des saisons (hausse du niveau de la mer, érosion du trait de côte ou, au contraire, engraissement de la plage, mobilité des sédiments, désordres post-tempêtes…).

 

La station de la CARENE, située à Pornichet, est la première station officielle Coastsnap inaugurée sur le littoral régional. En développement, le réseau comprendra bientôt trois autres stations : deux à Noirmoutier et une à Saint-Jean-de-Monts.
Piloté par l’Observatoire Régional des Risques Côtiers (OR2C), le projet a reçu le soutien financier de la DREAL Pays de la Loire (prise en charge des frais d’équipement du site). La CARENE débourse 4 500 € / an pour l’analyse des images de sa station.

Plus d’informations sur : https://coastsnap-paysdelaloire.univ-nantes.fr

Une stratégie de gestion intégrée du trait de côte

L’installation d’un observatoire participatif sur le territoire fait partie des actions inscrites au Plan Climat Air Energie Territorial de la CARENE depuis son adoption en 2019. Il s’intègre dans sa stratégie globale de gestion intégrée du trait de côté, élaborée avec Cap Atlantique.

En effet, dès 2020, les deux intercommunalités ont répondu à l’appel à partenaires lancé par le CEREMA et l’Association Nationale des Élus du Littoral (ANEL) qui proposaient « d’accompagner les collectivités pour la gestion intégrée du littoral ». Ensemble, elles élaborent une stratégie conduite en quatre phases : après avoir achevé la réalisation du diagnostic du territoire en cours, avec un focus sur 4 « sites-écoles » dont celui de la plage de Bonne Source à Pornichet, des scénarios seront établis à moyen et long terme pour aboutir à une proposition d’un plan d’actions.

Les objectifs partagés par la CARENE et Cap’Atlantique pour anticiper l’aménagement des espaces côtiers à risques :

  • observer et surveiller l’évolution du trait de côte ;
  • planifier l’urbanisme en conséquence ;
  • déterminer une politique partagée de gestion des ouvrages sur le littoral ;
  • étudier des sites-écoles représentatifs du littoral local ;
  • identifier les ressources financières ;
  • acculturer décideurs locaux et habitant·es ;
  • faire du facteur humain la clé de réussite de cette politique.

Saint-Nazaire et Pornichet sur la liste nationale des communes exposées au recul du trait de côte

Lancée dans cette démarche, c’est donc tout naturellement que la CARENE a voté l’inscription des communes de Saint-Nazaire et Pornichet, comprises dans le Périmètre de Protection des Risques Littoraux (PPRL), sur la liste nationale des communes dont « l’action en matière d’urbanisme et la politique d’aménagement doivent être adaptées aux phénomènes hydro-sédimentaires entraînant l’érosion du littoral ». Le Gouvernement vient de valider cette inscription en publiant le 30 avril dernier le décret en application de la Loi « climat et résilience » dévoilant la liste officielle recensant 126 communes en France.

Ces communes devront réaliser une cartographie d’évolution du trait de côte à court (0-30 ans) et long termes (30-100 ans). Pour cela, elles bénéficieront d’outils et dispositifs pour accompagner le recul du trait de côte comme un droit de préemption spécifique ou des dérogations à la « loi Littoral » sous certaines conditions.

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